30 ans, c'est la peine requise par l'avocat général à l'encontre de Samuel Malécot pour le meurtre de Précillia
Dans ces réquisitions l'avocat général a décrit un accusé complétement dépourvu d'affection, faisant des aveux de surface sans aucune émotion. Pourtant hier le jeune homme avait des aveux complets et demandé pardon.
Samuel Malécot, accusé du meurtre et du viol de sa voisine Prescillia Delaveau, une adolescente de 13 ans, en octobre 2008 à Montsoreau (Maine-et-Loire) a craqué et "tout avoué", mercredi au deuxième jour de son procès d'assises à Angers.
Alors qu'il avait soutenu lors de l'instruction avoir été invité à prendre un verre par la jeune fille le soir des faits, entretenant l'idée d'un jeu de séduction, il a reconnu devant les jurés être entré volontairement vers 23H30 dans la maison familiale où il savait Prescillia être seule.
Le jeune homme, aujourd'hui âgé de 24 ans, a reconnu aussi l'avoir obligée à le suivre dans le moulin voisin où son corps a été retrouvé, pour la violer et la tuer par peur des représailles de ses proches. Samuel Malécot a demandé pardon à la famille de Prescillia
et à ses amis. Mais la mère de la victime s'est levée pour hurler : "Je ne te pardonnerai
jamais".
Voisin de la famille Delaveau, Samuel Malécot avait passé son après-midi dans leur maison en compagnie du demi-frère de Prescillia et d'amis à jouer à la console vidéo et boire des bières. L'adolescente était aussi présente, après avoir séché le collège, profitant de l'absence programmée le soir même de ses parents.
Entendu d'abord en qualité de témoin durant les recherches, Samuel Malécot avait été confondu par son ADN et était passé aux aveux lors de son interpellation, quatre jours après la découverte du corps de l'adolescente, le dimanche 26 octobre 2008.
Le verdict est attendu vendredi. |