La directrice exécutive d'Orange France et le directeur des ressources humaine sont attendus sur place...
Un salarié de France Télécom Orange s'est suicidé ce mardi matin en s'immolant par le feu à Mérignac, dans la banlieue bordelaise.
Alertés par la police nationale, les sapeurs-pompiers sont intervenus à 8 heures, «mais la personne était décédée et nous n’avons pas pu tenter de la réanimer», a indiqué à 20 Minutes le commandant Garcia, du CODIS de la Gironde. Les faits se sont produits sur un parking «situé dans une enceinte France Télécom, à Mérignac», ont précisé les sapeurs-pompiers. L’enquête a été confiée à la police.
L'homme, âgé de 57 ans, travaillait dans une agence de Bordeaux. Pour le syndicat CGT de l'entreprise, ce suicide pourrait être lié aux conditions de travail du salarié: «Ce salarié vivait une mobilité mal acceptée et des témoignages attestent d'une souffrance morale constatée ces dernières semaines», affimre le syndicat dans un communiqué. Des cellules psychologiques ont été installées dans les agences de Mérignac et de Bordeaux.
La directrice exécutive d'Orange France et le directeur des ressources humaine attendus sur place
La directrice exécutive d'Orange France, Delphine Ernotte, et le directeur des ressources humaines, Bruno Mettling, doivent se rendre sur place en début d'après-midi pour témoigner «de la douleur et de la solidarité de toute l'entreprise», a indiqué à Reuters Jean-Maurcie Bentolilia, directeur de la communication extérieure d'Orange Aquitaine.
Trente-cinq salariés de l'entreprise se sont suicidés entre 2008 et 2009. Une information judiciaire a été ouverte en avril 2010 pour déterminer si ces passages à l’acte étaient lié aux conditions de travail au sein de l’entreprise. Mais pour la CGT, le problème n'est pas réglé.
«Depuis la crise de 2009 qui avait vu une réaction vive des salariés face à la vague de suicides et malgré la marche arrière de la direction sur les restructurations, les mobilités, les objectifs de production, et d'autre part les accords qui s'en suivirent (...) le manque d'emplois et les objectifs inatteignables exercent toujours une pression au quotidien sur les salariés», déplore le syndicat qui demande que «toute la lumière soit faite sur les causes de ce drame».
A Bordeaux, Marion Guillot
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