Berlusconi. Silvio Berlusconi est accusé d’avoir payé les services sexuels d’une mineure, Karima El Mahroug, alias Ruby, entre février et mai 2010. Cette danseuse dit avoir participé à des parties fines « bunga bunga » en vogue selon elle dans la villa du Cavaliere, près de Milan.
« Toutes les filles étaient nues et j'avais l'impression qu'il y avait une émulation entre elles avec des gestes sexuels de plus en plus osés pour que Berlusconi les remarque », a-t-elle déclaré au quotidien La Repubblica. Silvio Berlusconi est également accusé d’avoir fait pression sur la police pour faire délivrer Ruby après un délit. Le procès, entamé le 6 avril, dot reprendre le 31 mai.
Clinton-Lewinsky. Le 17 août 1998, le président Clinton reconnaît avoir eu « une relation déplacée avec Monica Lewinsky, stagiaire à la Maison Blanche. Les deux amants ont une dizaine de rencontres sexuelles, selon le rapport du juge indépendant Kenneth Starr. Parmi elles, la fameuse « scène du cigare ». Monica Lewinsky rejoint le bureau ovale sous divers prétextes : remise d’un dossier, ou livraison d’une pizza, parfois grâce à la secrétaire de Bill Clinton, qui joue l’entremetteuse.
Pour éviter d’être interrompus, ils se donnent souvent rendez-vous le dimanche. A chaque fois, les rapports ne dépassent pas le sexe oral. L’Amérique reproche surtout à Bill Clinton d’avoir menti sous serment à deux reprises en janvier et en août 1998 : il niait avoir eu des relations sexuelles avec Monica Lewinsky. Une procédure de mise en accusation (impeachment) a été menée contre lui, et a été rejetée par le Congrès en 1999. Outre cette affaire, une ancienne collaboratrice de Bill Clinton, Paula Jones, l’a accusée de harcèlement sexuel, au début des années 90, alors qu’il était gouverneur de l’Arkansas.
Moshé Katsav. Le président israélien Moshé Katzav a démissionné en juin 2007, à la suite d’un scandale sexuel. Le 30 décembre 2010, il est reconnu coupable de deux viols sur l’une de ses subordonnées à l’époque où il était ministre du Tourisme, dans les années 90. Il est également reconnu coupable de deux « actes indécents », dont l’un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées, au ministère du Tourisme puis à la présidence, après son élection en 2000. Il a été condamné en mars dernier à neuf ans de prison dont deux avec sursis pour viol et harcèlement sexuel.
Jacob Zuma. L’actuel président sud-africain Jacob Zuma, au pouvoir depuis mai 2009, a été acquitté le 8 mai 2006, alors qu’il était accusé d’avoir violé une jeune femme séropositive de 31 ans. Jacob Zuma reconnaît avoir eu un rapport sexuel avec elle, de façon consentante. Le juge a estimé que la plaignante n’était pas crédible, car elle souffre de troubles mentaux. Dans le passé, elle avait déjà accusée à tort deux hommes de l’avoir violée. Le juge a cependant réprimandé Jacob Zuma, estimant « inacceptable » qu’il n’ait pas utilisé de préservatif.
Léon Valmy |