Plusieurs pays, dont la France, ont lancé ce vendredi le compte à rebours d'une intervention militaire en Libye après le feu vert délivré par l'Onu et malgré l'annonce d'un cessez-le-feu par le régime de Mouammar Kadhafi. La France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et certains pays arabes ont adressé ce vendredi soir un ultimatum à Mouammar Kadhafi lui demandant de mettre fin immédiatement à ses attaques contre des civils libyens, sous peine de représailles militaires. «Kadhafi doit mettre fin à l'avancée de ses troupes sur Benghazi et les retirer d'Adjdabiyah, Misratah et Zawiyah », a notamment déclaré l'Elysée ce vendredi soir, ajoutant que «l'approvisionnement en eau, électricité et gaz doit être rétabli dans toutes les zones. La population libyenne doit pouvoir recevoir l'aide humanitaire».
Les Occidentaux veulent des actes, pas seulement des paroles
Le ministre libyen des Affaires étrangères, Moussa Koussa, a déclaré que la Libye entendait se conformer à la résolution 1973 adoptée jeudi soir par le Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte, parrainé par la France, la Grande-Bretagne, le Liban et les Etats-Unis, autorise l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye et le recours à tous les moyens nécessaires, c'est-à-dire militaires, pour protéger les populations civiles.
Malgré l’appel libyen au dialogue, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis n'ont pas été convaincus par cette initiative, en contradiction totale avec les menaces proférées jeudi soir contre les insurgés par le «Guide» libyen. La France a considéré que «sur le terrain, la menace n'a pas changé». La Grande-Bretagne a prévenu que Mouammar Kadhafi serait jugé à ses actes et non à ses paroles. Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, a fait part de son scepticisme quant à la traduction sur le terrain des promesses du régime libyen. |