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| | Boulevard Vincent-Auriol: Un incendie jugé qu'à moitié - 10/03/2011

| | Dix-sept victimes avaient péri dans les flammes en août 2005 à Paris...
«La moindre des choses est de rappeler leur nom.» C’est en énumérant leurs identités que la présidente de la 14e chambre correctionnelle de Paris a ouvert ce mercredi le procès de l’incendie criminel de l’immeuble vétuste du boulevard Vincent-Auriol (Paris 13e) en août 2005.
Dix-sept personnes, d’origine ouest-africaine, dont quatorze enfants, avaient péri dans les flammes. Malgré la vive émotion suscitée à l’époque (lire l'encadré), seules une association dépendant d’Emmaüs et une société de construction sont aujourd’hui devant la justice, poursuivies pour «homicides et blessures involontaires».
Plus de cinq ans après les faits, l’enquête n’a, en effet, pas pu déterminer qui avait mis le feu aux poussettes dans la cage d’escalier. Seule certitude, l’origine est criminelle et a nécessité une intervention humaine. «Les familles ne s’attendaient pas à un procès comme ça. Elles auraient préféré voir le ou les coupables arrêtés. Et jugés. Pas uniquement des personnes morales qui ont certes une part des responsabilités, mais qui risquent surtout des peines d’amende», regrette Tapa, qui a perdu sa nièce et sa soeur dans le drame. |
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