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| | Virage radical de la diplomatie française - 23/03/2011
 1-Intervention en Libye | | La prudence qui prévalait pour la révolte en Tunisie ou en Egypte n'a plus cours...
De l'intervention militaire en Libye à l'appel au départ du président du Yémen Ali Abdallah Saleh, la politique arabe de la France a pris un virage radical ces dernières semaines, bien loin de la ligne de non-ingérence prônée lors des révolutions tunisienne et égyptienne. «Je souhaite de tout coeur que (Mouammar) Kadhafi vive ses derniers moments de chef d'Etat» de Libye (24 février). «Il semble aujourd'hui que le départ du président (yéménite Ali Abdallah) Saleh est incontournable» (21 mars).
En deux phrases et en moins d'un mois à la tête du Quai d'Orsay, Alain Juppé repositionne la France dans le monde arabe, sans plus guère de précaution de langage à l'égard de dirigeants usés par des décennies de pouvoir et déconnectés de leurs peuples. «La France avait une obligation de se refaire une virginité» après avoir manqué le train des révolutions tunisienne et égyptienne, relève Didier Billion de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Avec la Libye, riche en pétrole, il y a des «enjeux économiques» et Mouammar Kadhafi, haï dans le monde, «était facile à ostraciser», ajoute-t-il. |
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