«Une tentative de reconquérir une partie de l'électorat de 2007»
Un débat sur la laïcité et la place de l’islam en France, un déplacement dans un haut lieu du catholicisme, le Puy-en-Velay, une visite prévue à Rome pour la béatification de Jean-Paul II… Les questions de religion, d’identité et de laïcité semblent de nouveau au centre des préoccupations de Nicolas Sarkozy. Pourquoi, selon vous?
L’agenda politique n’est jamais innocent. C’est une manœuvre qui s’inscrit dans la perspective électorale des cantonales, puis de 2012. Il y a une tentative de reconquérir une partie de l’électorat de 2007, l’électorat traditionnel de la droite conservatrice, susceptible d’aller vers Villepin ou Bayrou, et l’électorat populaire qui est parti vers Marine Le Pen.
Pourquoi cet électorat lui a-t-il fait faux bond?
La droite conservatrice ne s’est pas reconnue dans le côté bling-bling du début de mandat et a pu se sentir abandonnée. Et le fait que Marine Le Pen soit aussi haut dans les sondages montre qu’il y a un souci autour de la question de l’identité nationale. Le grand débat des années 2008-2009 a échoué.