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Dominique de Villepin, encore bien seul face à Sarkozy - 25/02/2011

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  Le nombre d'élus qui lui sont acquis reste encore bien faible...

Après la porte claquée, place au dialogue «direct, franc, républicain». C'est en ces termes que Dominique de Villepin a désigné l'échange d'une heure et demie qu'il a eu jeudi avec le président de la République dans le cadre des consultations élyséennes sur le G20. Deux jours avant, l'ancien Premier ministre avait indiqué qu'il ne renouvellerait pas son adhésion à l'UMP en 2011. «Une façon de montrer qu'il n'est pas dans les petits arrangements avec Sarkozy», analysent certains à l'UMP comme à République solidaire (RS), le parti de Villepin.

Un objectif : 2012

Car l'heure est à l'offensive pour l'ancien Premier ministre. «On procède par étapes et pour un objectif : 2012», glisse sans détour Brigitte Girardin, ancienne ministre et secrétaire générale de RS. «Les grandes lignes du projet seront présentées fin mars et le projet finalisé avant l'été.» Impossible pour Dominique de Villepin, selon elle, de faire machine arrière en raison de la «dérive droitière» de l'UMP. Mais s'il semble décidé à se lancer dans la bataille, l'ancien Premier ministre ne sait pas encore sur quelles troupes il peut réellement compter. Seule une dizaine de parlementaires sont membres de RS. «Certains hésitent à quitter l'UMP, notamment des républicains sociaux, je les encourage à le faire», s'enthousiasme Daniel Garrigue, porte-parole de RS et député (NI), qui a abandonné le parti présidentiel il y a deux ans. «Je demande à réfléchir, confie un député villepiniste, prudent. Si Villepin apparaît comme le seul candidat capable de remporter dans les mois qui viennent, alors je le soutiendrai. Sinon, malgré l'engouement, il faudra choisir.» Comprendre: il faudra se rallier à Nicolas Sarkozy. «Je ne ferai pas partie de ceux qui feront perdre la majorité, le pire serait une victoire de la gauche», prévient-il. «On est dans la réflexion, confirme Jean-Pierre Grand, député (UMP) villepiniste. Personne ne nous demande de choisir. Nous ferons le point en mai.» Après les cantonales.

Alexandre Sulzer

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