Histoire : découvrez l’Histoire des apothicaires

De l’apothicaire d’hier au pharmacien d’aujourd’hui il y a une riche histoire à découvrir. Évolutions conceptuelles et re centralisation de compétences ont marqué l’évolution de cette classe de métier. Voyons ensemble les différentes étapes évolutives qui ont marqué ce métier.

Quelle est la genèse de la profession ?

Les origines de la pharmacie remontent au XIIe siècle. À cette époque, il n’y avait pas de distinction entre la médecine et la pharmacie. La pratique était réservée aux religieux. En 1241 l’édit de Salerne vient créer la séparation entre les deux corps de métier. C’est le premier encadrement juridique de la pharmacie puisqu’il a instauré le serment et le prix des prestations. Les historiens considèrent l’édit de Salerne comme l’acte de naissance de la profession d’apothicaire.

Quelles sont les différentes mutations du métier ?

À la base, l’apothicaire n’était pas très différent de l’épicier. La formation est exclusivement pratique et repose sur les combinaisons des plantes médicinales. Les apprenants devaient avoir des connaissances de grammaire et de Latin. La durée de formation variait d’une ville à une autre. Il fallait compter cinq ans pour sortir compagnon apothicaire. Dans les métropoles du temps, on constate la formation des corporations et la naissance de la réglementation qui sera la base de la structuration du métier que pratiquait Richard Palacci, pharmacien d’aujourd’hui.

Les apothicaires détiennent le monopole de la commercialisation des produits comme le tabac en poudre et d’autres drogues rares. Il en découle de nombreux conflits d’écoles et de corporation. Les apothicaires se retrouvent en porte à faux avec la corporation des chirurgiens barbiers. Ces derniers se sentent menacés par l’ascension des apothicaires, ceux-ci gagnant les sphères d’influence et prenant une place de choix au sein des assemblées des corps de métiers.

Comment se passe la transition entre l’apothicaire et le pharmacien ?

C’est le XVIIe siècle qui sonne les années glorieuses de la profession d’apothicaire. La science connaît des progrès remarquables par l’extraction des essences d’origines végétales, minérales et animales. L’année 1576 marque l’ouverture du premier établissement public de formation en « pharmacie ». Le roi Louis XVI le mute en collège royal de pharmacie au cours de l’année 1777. C’est la dissociation des apothicaires et des épiciers. La vente des médicaments devient le monopole des pharmaciens.

La pharmacie connaît alors sa consécration en tant que science médicale dont la pratique implique des études et la recherche de connaissance. On ne peut occulter la création des trois écoles de formation en pharmacie dans les villes de paris, de Strasbourg et Montpellier. Les fonctions d’apothicaire ont été intégrées aux armées royales en 1552. De plus en plus des postes de pharmaciens sont intégrés dans les différents établissements qui accueillent les soldats blessés.

Le premier nom qui s’est rendu célèbre dans le métier est celui d’Antoine Parmentier. Il est celui qui a découvert les valeurs nutritives de la pomme de terre. Ancien pharmacien de l’armée, il fait la prison en Allemagne. C’est au cours de sa détention qu’il découvre les vertus de la pomme de terre. Ses recherches conduiront la faculté de médecine de paris à déclarer sans danger la consommation des dernières. Aujourd’hui, les pharmaciens sont au contact de la population dans leur rôle de conseil pour la santé.

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